lundi 9 novembre 2009

- Junchiyabari Himalaya Tips J6 HRHT été 2009 PdT

-J'avais beaucoup aimé la récolte d'été 2008 de ce thé élevé au Népal et dont l'architecture peut rappeler les First Flush de Darjeeling.La qualité du matériel pourtant le situe bien au dessus des lots indiens.Feuilles entières et bien respectées par le process, nombreux bourgeons terminaux,thés très peu "branchu".L'ensemble est très cohérent en qualité et donne un résultat à la hauteur des espérances avec un rapport qualité prix plus que satisfaisant.Ce thé malgré tout n'est pas très résistant et se comporte comme un Darjeeling, produit quatre pics aromatiques d'une très belle intensité, le tout est assez équilibre si l'on ne monte pas trop les temps d'infusion et la température.
Shi Piao, 4 grammes de thé, 90° départ à 25 secondes, pas de rinçage...






-Bouquet floral intense, notes de pistaches et noisettes fraiches en entrée, liqueur bien équilibrée peu d'acidité pas d'astringence,présence de chocolat fin avec un brin de pâtissier fin.c'est rond et long assez gouleyant.







-Si un peu d'acidité apparait sur la deuxième infusion, c'est que je l'ai "poussé" un tantinet trop loin, le thé se rééquilibre sur la troisième qui se montre plus fruitée (agrumes) sans pour autant trahir son pôle fleuri.





-Soins extrêmes apportés à la cueillette,même méthodologie, même jardin, année différente : notes variables...un très beau thé qui pousse à la poésie et aux vers solitaires...




dimanche 8 novembre 2009

-Deok San "Emperor's" Yellow tea Jiri Mountain

-Ce thé est splendide,d'une qualité supérieure au Jukro du PdT.Il paraît un peu moins oxydé et sa cascade aromatique me semble plus jolie (mais c'est une question de goût).Les feuilles sèches sont plus longues, le parfum en émanant est plus prononcé.Ce thé est issu de théiers "semi sauvages" que l'on a laissé sans soins particuliers pendant un temps.L'absence d'engrais et le soin apporté depuis la cueillette jusqu'à l'emballage se sent dans le résultat.





Ce thé est quand même très proche du Jukro du PdT.Je suis d'ailleurs parti sur les mêmes paramètres.Shi Piao/ 4 gr /30".Le thé de Matt est plus fin, moins corsé et tout aussi aromatique.Il me paraît plus élégant.Le Jukro du PdT ne démérite pas pour autant mais cette "version" 2009 semi sauvage est réellement splendide.
Profil cacaoté,un brin boisé,un peu de raisin secs,très gourmand et pâtissier,un pôle floral assez impressionnant,rond très long en bouche,imprimant bien l'arrière gorge avec une bonne rétro...Miam...





Un grand moment de plaisir, une nouvelle fois un grand Merci à Matt.

-Quelques détails sur la dynastie Song

-Je suis toujours fasciné par la splendeur de cette dynastie,l'immensité des progrès technologiques et intellectuels sont impressionnants.On parle d'ailleurs au sujet de cette période de "renaissance Chinoise".Le contraste entre d'une part les faits sociaux et économiques et les progrès accomplis dans de nombreux domaines et d'autre part la situation tragique de la fin de cette dynastie est étonnante.
Précédée par la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes et suivie par la Dynastie Yuan de Kubilaï Khan, la dynastie Song se divise en deux parties distinctes, les Song du nord 960-1127 et les Song du sud 1127-1279.







C'est une période brillante sur les plans économique,politique,mercantile,industriel,technologique,intellectuel,philosophique et artistique.

Un certain nombre de progrès dans plusieurs domaines se combinent et forment une grande synergie (essor économique très important, émission de monnaie papier( appellée "monnaie volante" / Feiquen / Jiaozi),progrès sidérurgiques(multiplication de la production par sept en quelques années),progrès dans la navigation fluviale et maritime (emploi de la boussole),augmentation des flux commerciaux, généralisation de la riziculture à haut rendement,utilisation de la xylographie pour l'imprimerie, puis adoption vers la fin de la dynastie des procédés Coréens à caractères mobiles ,révisions des institutions politiques, apparition du "néo-confusianisme", apogée et impartialité des concours pour les léttrés...etc etc).

Cette situation aboutie à l'apparition de classes aisées (nobles, lettrés, marchands, riches propriétaires terriens,rentiers); ces familles s'intéressant bien plus à la culture et aux loisirs.L'archéologie est très prisée (avec des bases méthodologiques scientifiques) avec elle des collectionneurs d'art antique, mais aussi l'apparition d'une classe très technique de faussaires (ça ne date pas d'aujourd'hui).L'histoire est revisitée.La littérature n'est pas oubliée avec une "épuration" des textes classiques marquée par un très grand pragmatisme et une certaine objectivité intellectuelle.La cérémonie du thé est d'avantage codifiée, plus raffinée sans doute aussi.La concentration des richesses favorise la fabrication de pièces de porcelaine ou de céramique de très haute qualité (Hangzhou, Jingdezhen, Ji'an,Kaifen et d'autres centres aussi) .Ces pièces ne sont plus réservées à l'Empereur mais sont destinées d'une part a un marché interieur florissant et d'autre part à l'exportation (le style "fourrure de lièvre" est très apprécié à cette époque).La Chine des Song est une gigantesque usine du luxe.





Si le système politique n'évolue que peu dans ses fondements, il gagne énormément en efficacité (du moins en début de dynastie).On a souvent reproché à ces néo confucianistes un côté très autoritaire, pourtant à cette époque, certains, peu nombreux, il est vrai, avaient des visions politiques que l'on pourrait identifiées comme "socialistes" (Wang Angshi notamment, lois "sociales").Les néo confucianistes se veulent plus pragmatiques.Parallèlement le Bouddhisme a été réfuté depuis de nombreuses années (confiscation des biens monastiques en 955 quelques années avant la création de la dynastie,renonciation des lettrés pour la cosmologie bouddhisme, croyance centrées sur le monde visible).Il reste cependant très influant et pratiqué comme le Taoïsme.

Cette situation économique très favorable va attirer les convoitises de voisins assez "gourmands". Jurchen (futurs Mandchous) puis les Mongols qui termineront le travail de sape.L'attaque mongole mettra fin en deux temps (nord puis sud) à cette Dynastie.Si la situation économique a été florissante et les inventions militaires très judicieuses (feus volants,arquebuses, canons,grenades et projectiles incendiaires) et exemplaires, le passage d'une armée de conscription à une armée de mercenaires, couteuse, peu motivée et innéficace, a afflaiblit considérablement la situation géostratégique de l'Empire.Le tout dans un contexte de pacifisme défensif (l'empire préférant payé des tributs pour acheter la paix, certains tributs étant constitués en partie de thés,mais aussi de soieries et d'or).La dynastie tombera sous le joug mongol qui eux ne tarderont à se siniser, mais établiront un système très cloisonné ethniquement.






Le thé sous les Song commence à être apprécié sous une forme non compressée.La forme compressée (bosses,gâteaux, briques) reste classique.La préparation du thé rappelle celle du Matcha, en dehors du fait que la réduction en fine poudre se fait juste avant les infusions.Il est dégusté dans des bols en céramique dont le céladon, certains peuvent être assez précieux,un style assez dépouillé est généralement préféré.les accessoires peuvent etre en jade or ou argent,la porcelaine est d'un emploi commun également.Il existe également des théières qui ont la forme de celles que nous connaissont actuellement.La culture du thé prend de l'expansion, au Sichuan notamment.Deux personnages importants marque l'histoire du thé à cette époque, il s'agit de l'Empereur Hui Tsung nous a laissé son traité du thé (Ta Kuan Cha Lun), ses penchants un peu trop marqué pour la gente féminine et son mépris pour ses devoirs impériaux lui ont couté son trône.Ts'ai Hsiang, quant à lui, occupa la fonction de Commissaire aux thés.Léttré et maitre de thé il nous a laissé le Ch'a lu.Je n'ai pas eu accès à des traductions de ces deux ouvrages.Leur intérêt me semble être équivalent au Cha Jing  de Lu Yu.

Ce billet ne se veut pas exhaustif,il me permet de fixer un peu mes lectures et de vous en faire profiter.Je ne suis pas historien et l'ensemble est une "compilation" de diverses sources.C'est très concis, manque certainement de rigueur, mais a le mérite d'exister...

-Le monde Chinois tome 2 de Jacques Gernet Agora
-Thé et tao de John Blofeld Albin Michel
-Petite histoire de la chine Xavier Walter Eyrolles Pratique
-Wikipedia
-Divers sites sur le net...

S'il m'en prend l'envie et le courage je ferais la même chose pour d'autres dynasties...

jeudi 5 novembre 2009

-Jookro - Sae Jok grade-Semi-wild-Hwagae Valley-19 Avril 2009

Pour ce thé vert, j'ai suivi à peu près à la lettre les instructions d'infusion de Matt, concernant la température et les temps d'infusion ,je n'ai pas monté la température entre la 2 et la trois comme il me l'indiquait, et je n'ai pas osé monter au dessus de 85°:
-Gaïwan de 10 cl, 3 grammes de thé,préchauffage.
-1  70°/ 30"
-2  75°/ 34"
-3  75°/ 38"
-4  80°/ 42"
-5  85°/ 46"
etc...






La tasse à sentir pour les thés verts n'est d'aucune utilité (T° trop basse, absence de volatilisation des parfums) aussi j'ai frénétiquement "plongé" mon nez dans le pot de réserve.Le thé a un rendu très élégant, il s'articule sur deux pôles :
-Un pôle végétal très joli, rappellant le haricot mais plus subtil avec d'autres choses auxquelles je ne suis pas habitué et qui me sont difficilement identifiables...
-Un pôle floral assez complexe,élégant, bien marqué, restant bien présent au fil des infusions...

En bouche c'est très soyeux, c'est un peu "le petit Jésus en culotte de velours",légerement gras ça glisse tout seul, pas l'ombre d'une pointe d'amertume, c'est loooong, assez rond, pas d'astringence ni d'acidité marquée,assez sucré/gourmand, la rétro olfaction persiste longtemps ainsi que le "marquage" en bouche...






Les feuilles infusées sont assez petites (semi-wild-->absence d'engrais-->feuilles de petite taille ),le tout très bien sélectionné,une attention particulière a sans doute été apportée au triage (hand picked).La couleur des feuilles est splendide on peut noter la présence de nombreux bourgeons...
En conclusion, un thé vert TRES beau, qui me poussera certainement au printemps prochain à me pencher sur ce type de produits.Il est étonnant de constater qu'avec ce thé que je pense être d'une très grande qualité il n'est pas utile de pousser les temps d'infusion.Cependant, il pourrait être judicieux de faire un essai avec des temps plus longs pour avoir tout le "totum" (cf C.n°3)





Thanks a lot Matthew for this really Splendid Green Korean Tea...a real pleasure for my soul...

mardi 3 novembre 2009

-Korean teas

-Un colis est arrivé à la maison (pratiquement en même temps que chez Gingko.Un colis contenant des thés Coréens, minutieusement emballés dans des sachets scéllés.Un D Dok, deux thés verts et un Jookro noir "Imperial" dont l'arôme est des plus prométeur.Les feuilles de celui-ci sont plus longues que celui du PdT,le parfum sur les feuilles sèches me semble aussi plus prononcé...




-Un énorme merci à Matt pour ces somptueux cadeaux....




dimanche 1 novembre 2009

- Jingdezhen- style "Grain de riz" TdC

-Petite tasse à boire 5/6 cl,ultra fine, à décor "grains de riz" provenant de Jingdezhen.J'apprécie particulièrement sa finesse,le brillant de sa glazure,son soyeux au toucher,le jeu de transparence avec du thé doit être assez plaisant...


















-Voici ce que nous apprend Wiki :

"Jingdezhen a été, et reste sans doute encore, la capitale mondiale de la porcelaine. Déjà, sous la dynastie Tang, on disait de Jingdezhen, dans le district de Fuliang, que la ville abritait « des fours reliant un village à un autre, des fours allumés partout ».
Sous la dynastie mongole des Yuan, les premières porcelaine « bleu et blanc », trouvées dans des tombes datant de 1319 à 1336, venaient pour la plupart de Jingdezhen.

Sous les Ming, à travers des siècles d'expérience, les fours jingdezhen avaient atteint la perfection dans la translucidité et l'éclat de leur porcelaine, et, grâce à leurs liens avec la Cour, la région autour de Jingdezhen devint le centre de l'industrie de la porcelaine en Chine. L'administration impérale de la porcelaine s'installa à Jingdezhen en 1393 ou 1402.
En 1540, plus de 10 000 personnes travaillaient à la production de la céramique à Jingdezhen.

Sous les Qing enfin, selon le Père d'Entrecolles, la ville comptait, au début du XVIIIe siècle, 18 000 familles de potiers, pour une population totale de 1 000 000 habitants, c'est-à-dire trois fois plus qu'aujourd'hui "

-Ouvrir les yeux le matin....

-Se réveiller le matin pose à certains (dont je fais partie...) un problème.Le thé est ma seule solution pour arriver à un niveau d'attention suffisant pour partir au travail.Je ne fais pas de GFC le matin, 1- par manque de temps, 2- mon palais n' y est pas préparé,3- je n'en ressent pas vraiment l' envie.Je sais que certaines personnes s'adonnent très tôt dans la journée à ce genre d'exercice,je suis assez admiratif.Le matin donc pour moi , c'est thé noir "à l'anglaise".

-Les thés africains ont l'avantage sur les autres d'être très riches en théine,réveil assuré associé à une certaine rondeur pourvu que l'on ait pris soin de ne pas choisir en qualité "broken".Une bonne référence au Pdt est le Marynin FOB (pas le FBOP,un peu en dessous).On peut aussi y choisir un Cameroun assez corsé.Dans les thés Chinois le PdT propose quelques belles références , toutes entre 4 et 8 € ce qui -à mon avis - constitue un bon rapport Q/P.Le Qimen Da Bie est assez sympa aussi pas très cher et assez aromatique,un peu rond il glisse bien.Sur d'autres provenances, le Sam bodhi est un joli thé aussi très aromatique, un peu original dans ses parfums.Ilam rappelle certains Dargeeling mais manque un peu de force pour le matin.En montant un peu en gamme de prix, on peut trouver des thés assez jolis, un peu plus complexes pour un très bon rapport Q/P (un peu + de 10€).  New Vithanakande,un thé avec une belle acidité assez équilibré quand même. Nilgiri Thiashola "Carrington",feuilles entières aussi bien sélectionnées que le précedent,un thé très sympathique et environ au même prix.


 -en haut de gauche à droite: kimen da bie, vithanakande,en bas à gauche Marynin (Kenia), Nilgiri...A l'extrême droite le junchiyabari qui n'est pas un thé du matin et dont je vous reparlerais





-Chez Vivien,à TdC, je suis très loin d'avoir explorer la carte des thés noirs.J'ai "éclusé"  en un peu plus d'un mois les 400 gr de Ron cha et Grand Yi Chang que je lui avait acheté en septembre...Sa carte entiièrement composée de thés rouges Chinois est très variée et présente de plus quelques très belles références (Panyong d'or, Keemun celeste,Aiguilles d'or, and so on...).Cette fois-ci, j'ai pris un Jiu Qu Hong Mei un peu cacaoté dont l'odeur des feuilles sèches me paraît des plus sympathiques....

samedi 31 octobre 2009

-Email du four "Tian mu", style "Yao Bian"



 -Paris par son côté cosmopolite réserve toujours de très bonnes surprises...


-Issu du four Tian Mu c'est un des styles les plus renommés d'émail chinois.Existant depuis les dynasties Tang  (618-907) et Song (960-1279) , il est appelé "Yao Bian" (lumière changeante).Il rappelle les bols à thé style "fourrure de lièvre" dont quelques exemplaires magnifiquement conservés sont visibles au Musée Cernuschi.Si la période Song a été une période marquée par une certaine instabilité, en revanche pour les arts et notamment en ce qui concerne la céramique et la poterie dédiée au thé, cette période a été très florissante.(sources : Le Monde Chinois, Jacques Gernet,tome 2,Editions  Agora/ Zen-Zoo, rue chabanais 75002,on y mange très bien,on y boit aussi du thé d'assez bonne qualité, deuxieme magasin,l'accueil est des plus sympathique).







 

entre 4 à 5 cm de diamètre,une esthétique parfaite...





-Bol et sous bol sont très complémentaires en couleur, le port en bouche est très agréable, l'émail est très doux...


mercredi 28 octobre 2009

-Emplettes- Carré sans Numero


-Tai Ping Hou Kui-


-Paris c'est cool..."on" m'a offert à la dégustation un thé vraiment très chouette...les feuilles ont été marquées pendant le transport après l'infusion mais sont de très bonne qualité,un bourgeon par "épi",un parfum d'orchidée magnifique et un developpement assez sympathique.

mardi 29 septembre 2009

-Casus Belli- mini Yi Xing versus petite boule Noire

-Deux batailles pour gagner une guerre...la Yi Xing (YX) à l'handicap de ne pas être culottée,mais elle a l'avantage de la terre sur Petite Boule Noire (PBN).


-1
Lao jun Mei N°2 (LJM,dont il ne me reste plus grand chose ,mais c'est un réel plaisir de boire ou d'offrir ce thé),deux grammes et demi de thé, première infusion à 45", après un rinçage d'ouverture.

-Tout d'abord YX monte plus haut en température (ça brûle le doigt plus vite!)...
Sur les tasses à sentir (TAS), la YX rend mieux les parfums,elle est plus précise mais aussi plus exhaustive,il y a clairement plus de matière,les parfums sont aussi plus beaux et bien plus présents en fin de cascade aromatique.YX sort mieux le pôle floral du LJM.Il me semble que PBN aurait un centre placé sur le pôle pâtissier alors qu'YX n'a pas de centre et prend tout l'ensemble.
La liqueur semble plus brillante et très légèrement plus concentrée sur YX,meilleure capacité d'extraction ou petite différence de volume (1cl,mais sur 6 ,c'est conséquent)????Désolé pour l'absence de clichés liés à quelque problèmes techniques
En bouche, j'ai noté une petite amertume à la deuxième infusion sur PBN.Les deux liqueurs sont très proches en bouche,difficile de différencier, pourtant l'impression du pharynx me semble plus importante avec YX avec une meilleure rétro. La minéralité est bien rendue sur les deux théières.




-2
Bai Sui Xiang N°2, deux grammes seulement,départ à 1'30", j'arrive aux mêmes conclusions de façon un peu plus marquée,et si je fais moins d'infusions avec les temps long, le thé lui est bien plus joli que d'habitude (temps courts).Merci Thomas.Et pas l'ombre d'une pointe d'amertume, je pourrais donc augmenter le temps de départ.Si YX gagne les deux batailles pour les Rochers, il reste que je dois réaffecter PBN à d'autres tâches où elle se trouvera sans doute très à l'aise.De toute façon, si elle a perdu les deux batailles, elle n'a cependant pas perdue la face.



samedi 26 septembre 2009

-Nouvelles Yi Xing


-Voilà quelques clichés de mes deux nouvelles Yi Xing accompagnées de ma Petite Boule Noire.








-Mon tout nouveau  "dé à coudre" fabriqué dans l'usine N° 2 d'Yi Xing,en terre épuisée,tout début des années 70.Elle n'a pas de filtre interne et dispose donc d'un orifice unique qui lui assurera sans doute une très bonne verse.On peut y observer quelques micro fissures à l'intérieur.











-Celle-ci ,d'une contenance de 12/14 cl,provient aussi de Yi Xing .Elle est plus récente, début des années 90.Elle me paraît assez lourde,elle a un filtre à 7 trous.







-Je les  ai reçu hier,et je n'ai pour l'instant pas eu l'occasion de les essayer.



jeudi 17 septembre 2009

-Thés de Rochers- Critères qualitatifs

-Cet article fait suite à un post que j'ai publié l'an dernier où j'essayais de faire l'historique succinte des Thés de Rochers .Il m'apparaît nécessaire aujourd'hui de faire un point sur leurs qualité gustatives.Qu'est ce qui -à mon avis- fait qu' un Thé de Rocher (TR) est de qualité.Même si ma connaissance de ces produits est partielle et mon exploration de cette famille parcellaire,même s'il me reste à explorer leur potentiel sur des temps d'infusion beaucoup plus long (à l'instar de Thomas), un point me semble nécessaire.




Tous les TR me semblent centrer aromatiquement sur un pôle pâtissier-confit.Leur palette aromatique est très étendue -boisé/ciré,- pâtissier/confit, -miéllé/fruité,- floral/vanillé.De tous les Oolong cette palette se rapproche le plus de certains thés noirs de prestige.



La qualité aromatique d'un TR dépendra de l'étendue de sa palette, certains TR couvriront l'ensemble des parfums, d'autres, sans que la totalité de ces parfums soient très marqués présenteront des pics aromatiques sur certains pôles.La proximité de ces thés les uns par rapport aux autres rend difficile leur comparaison.La forme que prendra la palette dépendra du cultivar employé, de la qualité de la cueillette,de l'oxydation des feuilles (+ ou - poussée) et enfin de la qualité de la torréfaction (+ou - poussée,adjonction ou pas d'adjuvant ,mélisse par exemple).

La puissance aromatique (tasse à sentir,en bouche et l'impression par la liqueur de l'arrière gorge rendant la rétro-olfaction plus puissante) sont des critères importants.Les TR sont généralement puissants et longs en bouche.L'équilibre de la liqueur,la sensation de gras est également un de leurs traits.Ils sont aussi communément assez résistants aux nombre d'infusion.

Un des aspects particulier de leur dégustation réside dans leur minéralité.Cette sensation plus ou moins douce,chaque fois présente, mais différente d'un TR à l'autre qui est assez difficile à définir.C'est une sensation particulière sur la langue, comme celle que l'on peut avoir en suçant un petit galet,une forme de "transparence",c'est un peu comme si on goûtait l'eau qui à servi à faire le thé,et la qualité de celle ci devrait faire varier cette sensation de minéralité (du moins me semble t-il) .Un aspect des TR que j'ai peu exploré est la présence tannique qui parfois est assez importante (Thomas en parlerait mieux que moi).



Je n'ai pas la prétention d'avoir été exhaustif, j'ai juste indiqué mon avis sur cette famille complexe que j'apprécie au plus haut point, je n'ai qu'une connaissance réduite et parcellaire de ce type de thé...

mercredi 16 septembre 2009

-Bai ji Guan -M3T-

-Le Bai Ji Guan est un thé qui se "déroule" aromatiquement au fil des infusions boisé au départ il évolue vers les autres pôles.Cette spirale est surtout notable à la tasse à sentir,le boisé du départ se décalant petit à petit vers des notes pâtissières puis confites et florales/vanillées enfin.C'est assez schématique bien sûr,les arômes étant plus imbriqués les uns dans les autres mais les notes dominantes sont assez différenciées.



-En bouche, c'est un thé puissant, imprimant bien l'arrière bouche et donnant de très belles rétro-olfactions.La liqueur est dense et bien équilibrée,grasse et ronde,la minéralité douce,glissante pour un thé soyeux,très agréable à boire,très long en bouche...




-Le Bai Ji Guan est un de mes Rochers préférés,peu torréfié,il reste très équilibré,dense en arômes,très puissant en bouche.


lundi 14 septembre 2009

-Shui Jin Gui -M3T-

Shui Jin Gui (SJG) est un Rocher peu torréfié,si l'on défini une palette aromatique pour les rochers comme suit:Gauche,boisé,pâtissier,confit&fruité,floral & vanillé,droite, le centre aromatique du SJG est décalé vers la droite.


Les tasses à sentir (TAS) sont assez exceptionnelles.La première est très "parfumeur" avec un pic floral très marqué,très élégant et rafiné.Les autres TAS ne sont pas en reste...les notes boisées sont belles et assez discrètes,le confit fruité pâtissier est fin,les touches de caramel sont très douces.Les notes céréalières et vanillées arrivent en fin de TAS après quelques infusions.








-En bouche,c'est tout aussi délicat,tout rond et tout en finesse,grassouillet voir légèrement beurré.C'est un thé de gourmet plus que de gourmand.Il est assez complexe et il faudra que je le étudie à nouveau,j'étais passé complètement à côté de ce thé lorsque je l'avais infusé en plus grande théière.Je n'ai pas bien compris pourquoi il "respirait",c'est à dire que certaines notes réapparaissent à certaines infusions et pas à toutes...



Un thé magnifique,séduisant et qui plaira au plus grand nombre.